Portail d'information de la commune de Bastelicaccia

Commune de Bastelicaccia

Bastelicaccia... la petite histoire !

histoire de bastelicaccia
Sur le plan Terrier du XVIIIème siècle, Bastelicaccia était mieux connu sous le nom de Bastélica-Communes. La population s'y sédentarisa dès le début du XIXème siècle.

Territoire de 1820 Hectares, la population (environ 800 âmes) à la base originaire de Bastelica-village considérait qu'il était plus facile de se fixer dans les plaines car pour la plupart éleveurs ou agriculteurs, le climat en plaine était plus propice l'hiver que l'été. De ce fait, la population remontait en été à Bastélica-village, pour y effectuer les transhumances annuelles.

De ce fait le géomètre en chef du cadastre était d'avis d'ériger Bastelicaccia en commune.

Bastelicaccia dépend du 7ème canton d'Ajaccio, c'est une commune bien distincte, son chef lieu a été fixé à Fontanaccio.

Depuis Bastelicaccia a évolué de manière fulgurante tant sur le plan démographique que sur sa gestion et son développement dans tous les domaines.

Histoire de Sampiero Corse

"Sa poitrine renfermait un amour immense, celui de la Patrie;
son nom était un drapeau, son bras un rempart, son épée une frontière.

Rome l'eût couronné, Gênes l'assassina".

(Ghj.M.Fattaccioli)

sampiero corse
Le 13 mai 1498 naissait San Petru Corsu dans une maison en forme de tour à Bastelica.
A l'âge de 47 ans, il épousa sa petite-cousine Vannina d'Ornano, dont il eut 2 garçons et 2 filles. Très jeune, il prend le maquis contre les Gênois, puis se sauve en exil avec de nombreux compatriotes.
Il devient colonel au service de Jean de Médicis à Florence, puis des rois de France, François-1er et Henri II.
Il s'acharne à libérer sa patrie et son audace devant le danger lui vaut le surnom de "Sampiero Corso". A chacune de ses apparitions en Corse, les Gênois le soupçonnent de préparer une révolte, aussi l'arrêtent-ils à Bastia. Après l'intervention du Roi de France Henri II pour le faire libérer, les Gênois détruisent sa maison en forme de tour à Bastelica. Sampiero Corso devient alors l'ennemi juré de ces "maudits envahisseurs".
En 1553, les Français, en guerre contre l'Italie et l'Espagne, décident de conquérir la Corse, pour dominer la navigation en Méditerranée. Sampiero Corso participe à l'expédition, appuyé par la marine turque. Hormis Calvi ("Civitas semper fidelis"), la Corse est occupée par les Français et les Turcs le long des côtes. Les Corses de l'intérieur viennent en aide à Sampiero, soldat de valeur, chef incontestable et considéré comme le libérateur de la Patrie.

Les Turcs partent peu après, et les Français sont battus par les Gênois et les Espagnols. Mais à l'intérieur, Sampiero Corso et ses fidèles compagnons ne cèdent pas : en 1554, les Gênois et les Espagnols sont boutés hors de Corte, mais sans aucun ordre de l'armée française, ce qui ne plaît pas au roi de France. Sampiero est alors rappelé en Italie par le roi Henri II. Les Espagnols et les Français cessent de se battre et la Corse est laissée sous domination française. La paix est de courte durée. L'Espagne reprend la guerre contre la France et en avril 1559, celle-ci doit rendre la Corse aux Gênois. Après la mort du roi Henri II, Sampiero dont la haine contre les Gênois n'a jamais cessé, encourage, depuis Marseille, la révolte générale sur l'île. La Corse est à feu et à sang. Il débarque sur les côtes du Valinco en juin 1564. Il continue seul la lutte pour la libération de sa Patrie, avec l'aide morale de Catherine de Médicis, régente de France. Les Gênois sont battus et la tête de Sampiero Corso est mise à prix. Appuyés de nouveaux par les troupes espagnoles, Gênes provoque la famine pour "en finir avec les Corses". A tant de violence, Sampiero répond avec violence. Apprenant la trahison de son épouse Vannina, issue d'une famille aisée pactisant avec les Gênois, il l'étrangle de ses propres mains. Il est à son tour tué par les 3 frères d'Ornano (cousins de Vannina) en janvier 1567.

Archives historiques

Vous possédez des documents d'archives relatifs à l'histoire, l'origine de Bastelicaccia, les moeurs qui s'y rattachent, coutumes, traditions, légendes, ses métiers d'autrefois ?

Vous connaissez des anecdotes historiques liées au village ? Vous êtes en possession de chroniques et récits méritant d'être publiés sur le site ?

N'hésitez pas à nous en faire part, nous souhaitons publier sur le site toute information pertinente liée au passé du village de Bastelicaccia.


Voici une ancienne carte postale de Bastelicaccia. (Remerciement à Claude.H)

bastelicaccia ancienne photographie


Ci-dessous, le symbole de la paysannerie CORSE, voici la Bergerie Casa Bianca (aujourd'hui en ruine).
L'auteur de cette photo est Mr Daniel Michaux, elle nous a été envoyée par Mr Fernand Bonneau-Gérard arrière petit-fils de Madame Lucie Valle, très attaché à ce patrimoine ancestral témoin du passé de la Famille Valle. On peut apercevoir la bâtisse en se rendant au stade de Bottaccina.

Il est à noter également qu’il existe sur cette propriété à 500 mètres derrière la bâtisse (maintenant envahie par le maquis)  un petit bâtiment qui servait à l’époque à la préparation du fromage. On appelait ces petites maisonnettes des : « casellu »

Remerciements.

Bergerie casa bianca

La moindre recherche sur cette bâtisse n’ayant jamais été entreprise à ce jour, on ne peut néanmoins penser que son origine remonte au  18ème siècle.

Propriété de la famille LEVIE d’Ajaccio, en fermage à la fin du 19ème siècle jusqu’en 1928, elle sera tout d’abord entretenue par Jean-Baptiste VALLE et ses fils Mathieu (décédé le 4/11/1918 à l’âge de 47 ans à Bastélicaccia)  et Jean-Toussaint (décédé le 3/11/1918 à l’âge de 37 ans à Bastélicaccia). Les deux frères disparurent lors de l’épidémie de grippe espagnole (*) qui tua plus de 20 millions de personne de par le monde.

C’est à cette époque qu’une autre branche de la famille VALLE  en la personne de Madame Joseph VALLE  née Lucie VALLE (+8/03/1942 à Bastélicaccia) belle- sœur de Jean-Baptiste que la suite du fermage fut pris jusqu’en 1928.

C’est à date que Lucie VALLE et ses enfants décidèrent d’acquérir cette demeure ainsi que l’ensemble de la propriété qui l’entourait sur 40 hectares environ.

D’après la tradition d’un descendant de Lucie VALLE (l'un de ses petits enfants, François Valle + le 2 décembre 1987) racontait que les BONAPARTE y venaient à cheval lorsqu’ils habitaient Ajaccio.

Aucune recherche historique n’a été entreprise à ce jour, mais si cela s’avérait exact, cette famille LEVIE liée aux BONAPARTE par Madame Laetita Ramolino n’était autre que les cousins germains de la famille de NAPOLEON 1er.

Aujourd’hui cette demeure qui tombe en ruine et qui mériterait un classement est dans l’indivision des descendants de Lucie Valle (les familles Diani-Boissel, Porri-Samarcelli et Bonneau-Gérard)

* (Ce fut, d'après J.I. Waring, "le plus grand holocauste médical de l'histoire).



Portail d'information de la commune de Bastelicaccia

Valid XHTML 1.0 Transitional